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Muscles, roman
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La Maison, morceaux

Bernard Campiche Editeur, 2014

360 pages. Prix CHF 39.-
ISBN 978-2-88241-377-2
 

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Muscles
S’il devient un superhéros, il pourra aller chercher sa maman au pays des morts. Il faut qu’il y aille, parce que c’est elle qui porte la poésie. Pour ça, il doit sortir de sa cage thoracique trop étroite, grimper sur son tapis d’élastomère, et traverser les plaines cartilagineuses, les montagnes fibreuses et les lacs veineux.
Un jour, le super héros rencontre Hello Kitty et lui offre un cœur en fil de fer…
L'histoire d’un joli garçon trop léger qui devient pesant, encombrant, au fur et à mesure de ses séances d’entraînement intensives dans une salle de musculation.

Après Poupée et Beau à vomir, Julien Burri signe là un travail magnifique d’entomologiste. Il prouve que parfois, conçu dans le cocon d’une serre humide à température constante, on peut naître papillon, et vivre ver à soie…»
Claude-Inga Barbey
 

La Maison
A-t-on le droit d’écrire sur la fin d’un amour? Si c’est pour survivre, je crois que oui. Si c’est sans haine, juste pour se souvenir, pour témoigner, pour consoler les lecteurs, je crois que oui. Il est effectivement moins dangereux de peindre, de danser, ou de composer une musique sur la fin d’un amour. Les mots blessent plus fort, parce qu’ils semblent désigner, accuser. Mais si l’on ne sait faire que ça… Écrire. «Change au moins les noms, qu’on ne me montre pas du doigt dans la rue…» Il frissonna. «Dans la rue? Pourquoi dans la rue? Tu as vendu la maison?»
Claude-Inga Barbey

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Beau à vomir, récits

Bernard Campiche Editeur, 2011

160 pages. Prix CHF 32.-
ISBN 978-2-88241-284-3
 

Dans ces six récits, des personnages en quête d’amour rencontrent un garçon beau à vomir. Il est le miroir dans lequel chacun voit se refléter ce qu’il désire: un leurre fantastique, un piège à guêpes rempli de sirop. Leur désir inassouvi et leur solitude sont creusés par une écriture cruelle, tantôt baroque ou ironique, qui ne laisse pas le lecteur indemne.

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Poupée, roman

Bernard Campiche Editeur, 2009.

72 pages. Prix: CHF 24.-; € 12.-
ISBN 2-88241-237-9, EAN 9782882412379
 

Extrait
« Tu es le plus beau bébé du monde. Une fabuleuse destinée t’attend. Laisse-moi t’habiller, dentelles, bottines vernies, petites ceintures… Laisse-moi te coiffer, te friser. Mon garçon, comme tu as grandi ! Tu étais là, avant, touche… et tu es sorti de là… Touche. Mon unique. Je te souffle dans la nuque, je te chatouille… Maintenant, au lit ! Je laisse la porte entrouverte. Je viendrai t’embrasser. Je serai en robe de chambre violette. Dans l’obscurité, je poserai mes mains sur toi. Mes lèvres, pour te protéger. Il ne faudra pas pleurer quand je partirai, il ne faudra pas.
Écarte les jambes. La doctoresse a dit que c’était trop serré, elle a dit qu’il fallait que je vérifie si tu le faisais bien. Montre-moi comme tu le retrousses. Il faut faire comme ça, ma poupée, si tu peux tirer jusque-là, moi je peux aller jusqu’ici. Il convient donc de tirer davantage. Mais de quoi as-tu peur ? Il ne peut pas se détacher ! Comme tu es fort, comme tu remues ! Ton Papa sera fier de moi et il m’aimera.
Je lui demande où est mon Papa.
Ton Papa va arriver, il est en voyage, il ne me connaît pas encore. Il va venir et il faudra me le laisser un moment… Bien sûr que je vous aimerai à parts égales, n’oblige pas Maman à un choix si cruel ! Ton Papa devra avoir une façon absurde, aveugle, de m’aimer. Je le laisserai faire. Qu’il se laisse aller à sa nature. On n’exige pas de la montagne qu’elle ressemble à la mer. Mais la mer, petit à petit, mine de rien, la mer ronge la montagne. Tu devras toujours t’en rappeler, mon petit bout.»


Bernard Campiche Editeur

Récits sur assiettes

Textes inédits d’auteur romands sur la cuisine, réunis par Corinne Desarzens.
Contient la nouvelle
« L'homme de pâte » de Julien Burri

Bernard Campiche Editeur, 2009.

2009. 160 pages. Prix: CHF 12.–; € 7,90
ISBN 2-88241-227-0, EAN 9782882412270

Bernard Campiche Editeur

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Si seulement, poèmes

Samizdat, 2008

Postface de Françoise Matthey

Couverture de Yann Amstutz
 

« Des mots se cherchent sur les lèvres d’un poète et les voix qui se croisent tout au long de ce recueil, celle du père, celle du fils, ne sont pas une source d’inspiration parmi d’autres. Elles ne sont pas non plus d’intimes émotions dites. Elles sont le dire lui-même.

Ainsi les poèmes de Julien Burri, énoncés dans la solitude où jaillit l’oeuvre, ne se referment jamais sur eux-mêmes. Non. Ils accueillent la douleur, le timbre particulier des souvenirs, les obsessions, la neige, les cendres. Ils accueillent les mouvements qui font et défont les éclats, les fragments d’un univers intime, mais sous la haute surveillance de celui qui, laissant place à la parole, le fait avec l’exigence de la dignité, de la pudeur, de la sobriété.»
Françoise Matthey

Editions Samizdat

Yann Amstutz

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Feu de joie, nouvelle, Lausanne Jardins d’images

Edimento, 2006
 

Le premier livre consacré aux espaces verts lausannois réunissant textes d’écrivains et illustrations d’artistes de la région, animés par une même envie: raconter « leurs » parcs autrement afin d’inciter le lecteur à se mettre au vert en pleine ville. Avec des textes de Gilbert Salem, Claude-Inga Barbey ou le musicien Christian Wicky (Favez).

Jardins d'images

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Jusqu’à la transparence, poèmes

L’Aire, 2004


Postface de Françoise Delorme

Couverture de Mario del Curto et Anne-Hélène Darbellay.
 

« La première fois que j’ai lu Jusqu’à la transparence, je me suis immédiatement souvenue d’une définition de James Sacré, si juste, de l’écriture : « quelque chose déchiffre obscurément son cheminement, s’égare et s’oublie (en tous les sens labyrinthiques de ce mot), perd mémoire et s’éboule en pierres aveugles et transparences dans l’avenir comme un jeu de miroirs brisés (…) ». Chaque fois que j’y reviens, il m’apparaît que Julien Burri assemble des pierres pour un barrage provisoire qui ne retiendra rien ; il invente du temps pour les yeux et les bras fatigués. Il ralentit l’eau qui va, mais sans la geler définitivement ni la faire s’évaporer par trop d’ardeur. C’est comme si un soleil différent, d’une incomparable fragilité et qui aurait abdiqué sa toute-puissance, caressait les pages avec une prudente ferveur. »
Françoise Delorme

Editions de l'Aire

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L’invité de Monsieur Loredan, nouvelle, Textes Polaroïds

Zoé et Le Temps, 2002
 

Ce livre est le résultat d'un double détournement. Des écrivains ont été détournés de leur œuvre, construite habituellement dans l'isolement et sans contrainte d'horaire, pour écrire un texte en une journée au Centre Durrenmatt de Neuchâtel sur un sujet d'actualité. La presse a été détournée en proposant dans ses colonnes des textes d'écriture plutôt que de communication. Ces textes font exploser un cliché : celui qui prétend que les écrivains suisses de langue française ne sauraient pas se pencher sur leur environnement.

Le Temps, boutique

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Je mange un boeuf, roman

L'Aire, 2001

Artiste ! Il le savait ! Sa mère l'a toujours dit. Cette mère absente, assortie d'un père beau et lointain, a laissé à Sébastien un rêve, plusieurs rêves. Nourri dans sa solitude, son monde flamboyant - de garçons luisants comme la crème d'un gâteau, d'enchantements et de métamorphoses - trouve enfin son éclosion dans le cadre d'une école d'art très branchée. Seul lieu où, selon le protagoniste, « l'irrationnel est traité, administré, enseigné, pratiqué, de manière rationnelle ». Ce sera sa perte, la dérive de l'imaginaire. Roman de formation, satire impitoyable des faux-semblants, récit d'une solitude adolescente: ce premier coup d'essai narratif ne laisse pas indifférent.

Editions de l'Aire

Un extrait du roman a été traduit en italien par Pierre Lepori, paru en 2002 dans la revue Testo a Fronte, N°26, Edition Marcos y Marcos, Milan.

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Journal à Rebours, poèmes

L’Aire, 2000

Postface de Philippe Saire

Ce recueil est composé de quatre textes – « Nous » (1999), «Sous la neige » (1998), « Le Jour » et « Désir » (1997) – qui vont du plus récent au plus ancien, d'où son nom. Ce sont autant de développements du thème de l'amour. Amour possédé et déjà perdu, par la simple peur viscérale et maladive de sa perte. Amour contemplé, aussi fragile qu'une « coquille de poire », intouchable. Amour « construit par le rêve », « rêvé cheveux par cheveux », qui ne passera pas la simple frontière du réveil, brûlé par la lumière. Enfin amour tentateur et cruel, que le corps ne peut contenir.
Philippe Saire

Editions de l'Aire

Un extrait du recueil a été traduit en allemand par Markus Hediger. 
« Strategien », publié dans le recueil « Texte » paru à l'occasion des Journées Littéraires de Soleure 1999, Centre de traduction littéraire de Lausanne.
Un autre extrait a été traduit en italien par Pierre Lepori, publié en 2001 dans la revue Testo a Fronte, N°25, Edition Marcos y Marcos, Milan.

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L’ombre des étoiles, poèmes, Prix des Jeunes Auteurs 1998

L’Hèbe et Le Temp, 1998

Fondé à Liège en 1987, Liège Jeunes Auteurs est rejoint en 1990 par Espace 2, Radio Suisse romande, en 1992 par la Région Autonome Vallée d'Aoste, en 1996 par la Région Franche-Comté et par la Roumanie en 1999. L'Association Jeunes Auteurs regroupe, par-delà toutes les frontières, des amoureux de la langue française. Ils unissent leurs efforts pour éveiller les jeunes au sens de l'écriture, pour les inciter à porter sur le monde « un regard différent ». Ils ont voulu créer, pour les 15 à 19 ans, un authentique prix littéraire.

Les Editions de l'Hèbe

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L’étreinte des sables, poèmes, Prix des Jeunes Auteurs 1997

L’Hèbe et Le Nouveau Quotidien, 1997

Pièce lauréate du Prix des Jeunes Auteurs 1997, « L’étreinte des sables » revient sur le naufrage du Titanic. La pièce a été adaptée à la radio sur Espace 2 par Jean-Michel Meyer

Les Editions de l'Hèbe

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La Punition, poèmes

Caractères, 1997

Préface de Gilbert Salem.

Le premier et le second sont très amoureux l’un de l’autre.

Ils jouent dans un pré, ils jouent à faire le mort.

Le premier perd.

Le second joue si bien qu’il meurt vraiment.

Alors s’échappe un peu de la matière de l’imagerie de ses rêves. En la déchiffrant, on doit comprendre qui il a été et, paradoxalement,

combien cela lui a été agréable.


Il y a aussi un train et des visages.

Il y a le jour et la nuit,

le bruit, l’air déplacé, l’air brassé, l’excitation et la course, puis l’absence du bruit. Il y a la peur, de n’en avoir aucune.


La fuite en avant.


Un extrait de « La Punition » traduit par Pierre Lepori a paru dans la revue Idra, N° R, juin 1998, Editions Marcos y Marcos, Milan.

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cAproposde

A propos de « La tête ouverte », poèmes

Press-stances, 1997

Couverture de Suzi Pilet.
 

« Dans le jardin délabré de cerisiers,

Ta tête pilonnée de caresse

Taillée en pièces

Par la douceur des ombres

Repose sur le lit de mes deux mains.


Ses cheveux trop courts

Mis à sac

Par l’eau du jet d’arrosage »

cCetemps

Ce temps d'été qui te ressemble, poèmes

Press-stances, 1996

Couverture de Suzi Pilet.

Premiers essais poétiques, ces deux plaquettes ont été réalisées par Frédéric Maire.
 

« Tu te lèves brusquement.

Comme un essaim d’oiseaux,

Dans un bruit confus.


Tu reprends ton calme touchant

En marchant.

Un calme étrange

Que je ne te connaissais pas.


Si inhabituel

Qu’il me ferait presque avoir peur. »

Textes publiés dans des revues

« Couvrir l'ombre de sable » (poème)
La Revue des Belles Lettres, N° 3-4, 2003.


« La Teigne » (nouvelle), Ecriture, N° 62, 2003.


« Des Reflets » (poésie) in Ecriture N° 56, Lausanne, 2000.
Un poème inédit dans la revue « das Gedicht » N° 6, München, numéro spécial Europa in der Schweiz, 1998.

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